Fondation Reviens A la Vie : « Mission Zéro-Chômeur »

Lutte contre le chômage au Burkina : La méthode RAVI

« Comment amener un chômeur à devenir un chef d’entreprise en 1 an ? ». La fondation RAVI a la recette, à en croire son président Salam Ouédraogo. Elle veut recruter  8000 jeunes et femmes pour la création de 5 000 entreprises et 250 000 emplois durables. Le lancement de son programme VA  pour rendre les localités « Viables et Agréables » pour le quinquennat 2017-2022, a eu lieu ce jeudi 7 juin 2018 à Ouagadougou en présence des autorités.

La Fondation RAVI a sa recette pour venir à bout du chômage au Burkina. Sa vision, un emploi pour chacun, pour tous et pour toujours dans une localité rayonnante et prospère. Le programme V.A va traduire ce fait : rendre une localité viable et agréable par l’insertion socio-professionnelle des jeunes.

Le Burkina Faso fait partie des pays pauvres en Afrique, mais Salam Ouédraogo est convaincu que « la pauvreté n’est pas un manque de vision mais un manque de stratégie appropriée ». Et pour ce faire, sa fondation en a une par laquelle elle entend contribuer à la lutte contre le chômage : l’auto-emploi.

« Nous partons directement sur l’auto-emploi parce qu’un emploi, on peut le perdre. Une entreprise bien établie avec le processus de mécanisme durable, nous sommes sûrs que cette personne aura toujours son travail et il y aura un impact de pouvoir recruter d’autres personnes. Donc nous visons 5000 emplois sur les 5 ans avec un impact de 250 000 emplois durables », explique-t-il.

Si lui, issu d’une famille modeste et un environnement pauvre a pu réussir, les autres peuvent y arriver aussi. « La différence entre moi et ceux qui n’ont pas réussi, c’est un processus qui les a conduits là où ils sont. Il suffit de revoir ce processus et ils vont prendre une autre direction ».

Confiance

La solution selon lui, c’est d’avoir confiance en eux-mêmes et de s’inscrire à la fondation qui les aidera à découvrir leur talent, leur potentialité.

Sa méthode, un dispositif opérationnel dynamique garant de la pérennité des entreprises schématisé en 7 étapes : le profilage du métier, la formation qualificative, la pratique laboratoire, le plan d’affaire, la création de l’entreprise, le financement et le réseau de distribution. Jusqu’à la  quatrième étape, les bénéficiaires sont  accompagnés gratuitement.

Salam Ouédraogo, président de la Fondation RAVI

« L’argent n’est pas un moyen pour produire de la valeur mais un résultat quand on arrive à créer de la valeur. Il y a un qui a commencé son entreprise avec 8000 F CFA. Il travaille à l’international. Ici c’est d’avoir confiance en eux-mêmes », fait comprendre toujours Salam Ouédraogo,

Cependant 8 milliards de FCFA sont à mobiliser pour financer le plan 2017-2022. Pour ce faire, une stratégie de levée de fonds est mise en place. Le programme s’adresse aux jeunes de 15 à 37 ans et aux femmes de tout âge avec une priorité de renforcer le secteur agro-sylvo-pastoral qui occupe 80% de la population mais qui ne participe qu’à 30% du PIB.

Et le ministre de l’agriculture  Jacob Ouédraogo d’accueillir cette initiative avec joie et de promettre de mettre à leur disposition l’accompagnement technique nécessaire.

L’initiative rencontrera aussi l’assentiment du ministre de la jeunesse Smaila Ouédraogo, représentant le président Roch Marc Christian Kaboré. « Nous avons eu l’occasion de visiter des initiatives pareilles dans d’autres pays et nous en étions convaincus et nous étions dans une démarche de demande à ceux qui ont implémenté cette initiative dans ces pays. On avait fait les lettres de correspondance même quand nous avons été agréablement surpris de savoir qu’au niveau du Burkina Faso, il y a la fondation RAVI qui développe la même stratégie », confie-t-il.

A noter  que la Fondation RAVI est une structure à but non lucratif et une phase pilote a débuté en 2015 et des jeunes sont déjà installés à leur propre compte.

Farida Ouédraogo, l’une des bénéficiaires témoigne sa reconnaissante à la fondation pour lui avoir permis d’embrasser son métier de rêve. « Après mon BAC, je n’ai pas trouvé une école de formation en infographie et design mobilier au Burkina. La fondation m’a permis de débuter une formation pratique dans ce sens et de travailler en attendant de trouver une école à l’extérieur pour me parfaire », dit-elle.

Revelyn SOME

Burkina24

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